Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 01:51

 On a tous déjà vu dans une vieille série américaine de notre enfance, des jeunes adolescents s'enthousiasmer d'un bon sandwich au beurre de cacaouhète. Et bien ça existe, pour de vrai, et même si on en trouve un peu en France, ici, le beurre d'arachide ou beurre de peanuts est consommé en masse, en particulier par "les pauvres et les étudiants", dixit mon colloc qébecois. En effet, son prix est inversement proportionnel à sa teneur en calories, en gras et en protéines. Que demande le peuple? Sinon une bonne tartine de beurre de peanuts, aggrémentée, au choix, de miel, de confiture, de bannanes, de pommes ou de tous ce que la créativité du néophyte français pourra trouver pour accompagner ce qui est, admettons-le, loin d'être un aliment fin et raffiné. Toujours avoir de l'eau à disposition, la mixture étant un peu sèche et pateuse. Comme vous pouvez le voir, je me suis mis à en manger, et à l'apprécier, même si je ne me suis toujours pas aventutrer à acheter le vrai, le gros, le sale beurre d'arachide salé avec morceaux de cacaouhètes. Pfff petit joueur...



Par cheucheu
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 18:14

Dimanche après-midi, nous sommes allés nous balader au Mont-Royal. Le Mont-Royal, c'est une colline, la seule, au milieu de l'île de Montréal et qui, comme vous pouvez vous en douter, a donné son nom à la ville. "Le premier européen à grimper la montagne fut Jacques Cartier : il y fut guidé en 1535 par des gens du village amérindien d'Hochelaga. Il le nomma en honneur de son patron, le roi François Ier, comme il était d'habitude à cette époque, ce, en reconnaissance de celui dont il tenait le mandat. Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal. La relation détaillée de la venue de l'explorateur Jacques Cartier est la suivante: Lors de son second voyage en 1535, après s'être arrêté un instant à Stadacone (Québec), il remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Hochelaga, maintenant la ville de Montréal. Le 3 octobre 1535, il est accueilli à Hochelaga qu'il visite. Puis, il monte sur la montagne sise à proximité de Hochelaga qu'il nomme Mont Royal. Ce sera le point haut de son exploration des Indes occidentales. Cette montagne donnera naissance à Montréal laquelle deviendra par la suite le Berceau du Canada." (source : Wikipédia. Pourquoi s'embêter?)
Les flancs du Mont-Royal sont parsemés de sentiers, et la vue de la ville offerte une fois arrivé au sommet vaut bien  les quelques efforts de l'ascension.

















































Outre le superbe panorama offert, le Mont-Royal c'est aussi un très agréable coin de nature au milieu de la ville. Alors, quitte à devoir redescendre, pourquoi le faire par le chemin principal, parfaitement aménagé? Non, nous voilà partis pour une randonnée au milieu de la forêt, guidés par le bruit des tams-tams en contre-bas, là où nous voulions aller.

Par cheucheu
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 00:19

Contrairement aux idées reçues, les québecois ne parlent pas Français avec un accent, ils parlent québecois. J'exagère un peu mais le québecois c'est pas comme le belge, c'est plus qu'un accent. Les accents sont plus ou moins prononcés entre les personnes, et bien sur, chaque région à son accent. En tout cas, la compréhension n'est pas toujours aisée, loin de là, et exige un certain entrainement et l'apprentissage d'un lexique particulier. Voici, pour votre plus grand plaisir, un petit florilège des mots et expressions que j'ai apprises jusqu'à maintenant :

Chum n.m. : copain, petit-copain, pote
Blonde n.f. : petite copine
Pitoune n.f : femme de petite vertu, et par extension, jolie fille en générale. Attention : à n'employer qu'entre garçons et dans les cirscontances appropriées. Par ex. ne pas dire à son beau-père "C'est une sacrée pitoune votre fille!" mais par contre est d'usage "Hé les mecs y'a d'la pitoune ce soir!".
Sous n.m. : cents
Piastre n.f. : (prononcer en gros "pièce") dollars
Char n.m. : voiture
Pogner v. : prendre, attraper choper. Utilisation un peu similaire à to get. "J'ai pogné une pitoune hier soir", "J'ai pogné une maladie", "J'ai pogné le coin de la porte"...
Rondelle n.f. : palet de hockey. Ne pas dire palet, au risque de faire rire : "mais non le palet c'est dans la bouche", et la rondelle alors?
Breuvages n.m : boissons en général
Boisson  (ou drink) n.f. : boisson alcoolisée
Liqueure n.f. : soda
Party n.m. : (prononcer parté) fête. On dit bien un party. "Le party de rentrée"
Être plate : être nul
Être écoeurant : être fantastique. Peut aussi s'utiliser dans le sens que l'on connait mais ce n'est apparement pas courant et ferait assez bonne famille. En tout cas le sens dépend surtout du contexte et de l'intonation
"Avoir les yeux dans la graisse de beans" : ne pas être réveillé, avoir la tête dans le cul
"T'as les couilles qui rentrent" : dans le contexte où on me l'as dit, le sens était "t'as de la force dans les jambes"

Par cheucheu
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 22:38

Dès notre arrivée, Louis, la personne qui s'occupait de notre appart, nous a prévenu : " Je n'ai jamais rencontré de Français vantant la gastronomie québecoise." Et bien Louis, nous voilà! Car nous avons découvert la Poutine. La Poutine ce sont des frites recouvertes d'une sauce, dont les ingrédients me sont encore inconnus, de morceaux de cheddar et parfois de maintes autres ingrédients. La Poutine se trouve partout mais la meilleur se trouve à la Banquise, resto très célèbre, ouvert 24h/24, 7j/7, et qui propose une vingtainne de Poutine différentes. Et la Poutine se mange de préférence à 3h du mat... Un régal déjà testé de nombreuses fois...

Mais la Poutine fait débat ( 'sont fous ces canadiens!). Voici un extrait Le Quebc raconté par sa poutine, paru dans le sérieux journal montréalais le Devoir le 24 octobre 2007 :

"C'est un comble. Près d'un demi-siècle après son invention, la poutine va finalement révéler cette semaine à la face du monde sa véritable recette. Et les ingrédients qui entrent dans sa composition sont loin d'être ceux que l'on attend: une généreuse portion de honte revenue dans un bain de complexe d'infériorité, quelques bâtonnets épicés de dénigrement, importés du ROC (Rest of Canada) et de la France, trois louches de sauce à l'émotion, le tout recouvert d'un soupçon de plaisir coupable. Brassez le tout et attendez la réaction
À première vue, l'assemblage est pour le moins indigeste. Et pourtant, pour le politologue Charles-Alexandre Théorêt, il est bel et bien à la base de ce plat populaire, composé dans les faits de frites, de fromage en grains et de sauce brune, qui depuis son apparition dans un restaurant de Warwick dans les années 50 -- ou peut-être un resto de Drummondville, qui sait? -- fait couler beaucoup d'encre, attise les susceptibilités, fait grimper les snobs dans les rideaux... pour finalement en dire très long sur le Québec d'hier et d'aujourd'hui.

«C'est un symbole et il est très intéressant», lance le jeune homme attablé devant une énorme «poutine élégante» -- avec champignons, oignons et saucisse fumée -- du greasy spoon Hot Dog Élégant, rue Beaubien à Montréal. «Au-delà de l'anecdote, ce plat populaire raconte toutefois beaucoup de choses sur nous.»

Regarder le Québec à travers sa poutine. Ben quin! L'aventure semble aussi périlleuse qu'improbable. Mais elle devient finalement de plus en plus fascinante en tournant les pages de Maudite Poutine, l'histoire approximative d'un plat populaire (Éditions Héliotrope) que Théorêt, un spécialiste des questions d'identité dans la définition des politiques de défense au Québec de 1960 à 1990 (!), lance cette semaine. Comme un petit pavé dans la marre de la bien-pensance.
«C'est un sujet pop avec lequel j'avais envie de faire réfléchir sans trop se prendre la tête, lance celui qui aujourd'hui travaille dans le monde de l'édition. Personnellement, je suis en paix avec le fait que la poutine est un symbole de la gastronomie du Québec et je trouve assez bête l'attitude de plusieurs qui dénigrent ce plat. J'avoue aussi être choqué par tous ceux qui vivent ici et qui n'ont jamais eu la curiosité d'y goûter.»
Ces comportements sont toutefois faciles à justifier, selon lui. C'est qu'avec une esthétique douteuse -- «du brun, du brun et du brun» --, un mariage humide entre des frites croustillantes ramollies par une sauce souvent trop salée et un nom pas très ragoûtant, la célèbre poutine, tout en permettant de nourrir les masses à bas coût et de redonner un nouveau souffle aux fêtards imbibés, a aussi tout pour susciter amour et haine chez ceux qui s'y exposent.

«Les jeunes générations n'ont pas de problème avec elle», estime l'auteur, tout en plongeant sa fourchette dans sa montagne de frites colorées par le vert d'un poivron et en jetant un regard perplexe sur la poutine «de base» de son interlocuteur. «Mais pour les personnes plus âgées, cette invention culinaire est forcément plus gênante. Elle vient chatouiller le vieux complexe d'infériorité des Québécois, qui s'inquiètent constamment de ce que va penser le reste du monde d'eux. Et la poutine, selon eux, pourrait les faire mal paraître.»

Cette susceptibilité, qui s'étend à d'autres emblèmes de la société, semble d'ailleurs avoir été bien cernée par les détracteurs du Québec qui ne rechignent jamais à brandir le trio frites-sauce-fromage «pour caricaturer, parfois même dénigrer carrément la société québécoise», écrit Théorêt tout en relatant dans son bouquin plusieurs attaques ciblées à la poutine, visant principalement le mouvement souverainiste et le caractère distinct de la province.
C'est d'ailleurs dans cette «poutine constitutionnelle», telle que définie par l'auteur, que Brian Fawcett, poète canadien-anglais, a, un jour de 1997, décrit ainsi ce plat typique pour mieux exprimer l'absurdité, selon lui, du Canada: «Frites, cheez-whiz et sauce chimique. Ce plat québécois authentique est le meilleur argument pour jeter le Québec hors du Canada.» 

Voici la définition du mot «poutine» inscrite depuis quelques mois dans le très populaire site Internet Urban Dictionary, un lieu très fréquenté par la jeunesse anglophone dans l'air du temps. «Ç'a été une grande surprise pour moi lors de l'écriture de ce livre, dit Charles-Alexandre Théorêt. Je ne pensais pas que ce plat pouvait engendrer des propos aussi haineux.»
Morceaux choisis: «Plat que les sales Pepsis du Québec mangent parce que c'est une race minable. [...] Imaginez des adolescentes québécoises, pauvres, grosses et laides, dans un casse-croûte miteux par une froide nuit d'hiver, qui parlent de sexe avec leur accent dégoûtant en mangeant cette graisse mortelle. Voilà la poutine dans toute sa splendeur», relate l'auteur dans son livre. Sans autre commentaire.
Source de railleries et de dénigrements, venant de l'intérieur comme de l'extérieur, la poutine est également, dans un paradoxe amusant, un objet incontournable pour exacerber «sa québécitude», constate l'auteur. «Quand on veut savoir si un immigrant est bien intégré, on lui demande s'il mange de la poutine, dit-il. Lors des audiences de la commission Bouchard-Taylor, j'ai d'ailleurs entendu un Marocain qui brandissait cet argument comme preuve de son appartenance au Québec d'aujourd'hui.» "

Par cheucheu
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 01:26

Après avoir pris notre première bièreau Québec, nous prenons un taxi avec Bellec et Matthieu. Les embouteillages, heu, les congestions excusez moi, ne nous empêchent pas de profiter de nos premières images de la ville. Grosses berlines, grandes avenues. Mais l'excitation rentombe lorsque, une fois arrivés à l'appartement celui qui nous accueil n'est pas la personne avec qui nous avions traité pour avoir cet appart mais notre collocataire!! Ce ne fut pourtant pas la seule surprise. Pas de lit, les meubles aux mileu des pièces, 4 mètres de cables internet qui pendent et traînent par terre. Explications : "il y a eu une invasion de punaises, l'exterminateur vient de la traité". Hum, sympa. "Désolé j'ai pas eu le temps de ranger, Louis (celui qui nous loue) ne m'a prévenu que tout à l'heure". Hum, sympa. Mais les matelas arrivent, reste à trouver des draps et des oreillers.

21h. Andréanna, la "vendeuse" du magasin de literie veut nous vendre des draps pour 100$. Crevés on fait les magasins pour trouver quelque chose de convenable. Heureusement que les gens sont sympas et nous orientent. Heureuseument qu'il y avait ce chinois avec sa couette à 19$!! Une fois retourné à l'appart, bien fatigués, bien dégoutés, n'attendant plus que de se poser..."Pourquoi y'a pas de lumière dans ma chambre?" "Ah oui les ampoules ont claqué"...
Welcome to Canada
Tout commence bien....

Par cheucheu
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